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by Jonathan Tomlinson

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Le voyage d’étude en Grèce a offert à notre groupe de l’Université de Montréal une immersion rare dans les paysages et les vestiges qui ont façonné la pensée et l’esthétique du monde antique. D’Athènes au Péloponnèse, les étudiants en architecture et en histoire de l’art ont observé, exploré et surtout dessiné avec une sensibilité remarquable. Leurs carnets témoignent d’un regard attentif, curieux et profondément humain. Ce blog rassemble leurs créations, pour célébrer à la fois leur talent et la beauté intemporelle des lieux qui les ont inspirés.

« Bonjour! Je m’appelle Clara et je m’apprête à débuter ma dernière année au baccalauréat en histoire de l’art. »

« L’hiver dernier j’ai suivi le cours ART1800 : Techniques et procédés picturaux, où j’y ai découvert un intérêt pour le dessin et l’aquarelle. De mon coup de crayon novice, je me suis donné le défi de continuer mon apprentissage en voyage en peignant et en dessinant les œuvres d’art grecques qui m’interpellaient le plus. Les étudiant.e.s en architecture m’ont été d’une aide précieuse pour aiguiser mon œil et surpasser mes préoccupations perfectionnistes. Merci a elleux! Je continue désormais à remplir mon carnet de croquis dans les grands musées parisiens. » Clara Jacquoudet étudiante au baccalauréat en Histoire de l’art à l’Université de Montréal.

« Je m’appelle Chaza Rafaee et je viens de terminer ma première année au baccalauréat en architecture à l’Université de Montréal. »

« Ce voyage en Grèce a été une expérience particulièrement marquante pour moi. Voir en personne ce que nous avions étudié en classe – incluant l’histoire de l’architecture grecque, les temples, les châteaux, les sanctuaires, les différents styles architecturaux, les textures, les matériaux ainsi que les méthodes de construction utilisées à l’époque – était réellement fascinant. J’ai également beaucoup apprécié découvrir l’histoire et le contexte propres à chaque site. La manière dont chaque lieu raconte une partie de l’histoire de l’architecture m’a permis non seulement d’enrichir mes connaissances architecturales, mais aussi de m’inspirer pleinement pour mes futurs projets. »

« Durant ce voyage, réaliser des croquis a été très important pour moi. Le dessin m’a permis de capturer des détails architecturaux tout en observant les sites d’une manière différente, en prenant le temps de remarquer des éléments que l’on aperçoit parfois moins lors d’une simple visite. Pour moi, ces dessins sont à la fois des souvenirs de ce magnifique voyage et un moyen de mieux comprendre l’architecture, son histoire et les traces qu’elle laisse à travers le temps. » Chaza Rafaee étudiante au baccalauréat en architecture à l’Université de Montréal.

« Les compositions classiques suggèrent des arrangements réguliers, des proportions reconnaissables, une symétrie bilatérale, des points de vue frontaux forts, bref, une certaine rigidité dans la composition géométrique. Ces a priori pourraient être induits par les figures canoniques néoclassiques comme le Capitole de Washington et l’urbanisme entourant le National Mall jusqu’au Lincoln Memorial, ou à une autre échelle, l’articulation des villas palladiennes. »

« Alors en visitant les sites séculiers et sacrés grecs, j’aurais cru y apercevoir des systèmes orthogonaux stricts, des grilles de mesures et des modules normalisés et peu de place à l’accident. Après tout, la Grèce antique demeure réputée pour son développement des arts, des sciences, des mathématiques, de la géométrie, de la juste mesure. C’est ce que suggère d’ailleurs le terme « classique » : un juste milieu des qualités, caractéristique d’une référence incontournable servant de modèle. »

« Or, bien que j’aie pu observer fondamentalement un langage visuel et formel ubiquitaire, riche et sophistiqué, la planification des sites semblait pour le moins arbitraire : les décalements des bâtiments, les arrêts et détours dans les parcours et les changements d’angles et de plans se multiplient ; l’implantation acquiert des caractéristiques semblables à un développement organique, spontané, et surtout, pittoresque. »

« À la première année du bac d’architecture, nous sommes encouragés à analyser l’espace grâce au croquis. Armé de mon carnet et de crayons, je tentais de comprendre l’implantation, la relation entre les bâtiments et l’expression formelle générale des lieux. Par le relevé au pas, par la promenade, par de longs moments méditatifs, j’ai voulu saisir l’esprit du site et réfléchir aux règles de composition sous-jacentes régissant le déploiement des systèmes : c’est la nature des études de cas plus techniques. D’autres fois, paralysé par le sublime ou simplement ennuyé pendant dix minutes d’attente de l’autobus, je sortais mon carnet et ma plume pour composer un sketch rapide. »

« De nos jours, la pratique de la photographie reste plus accessible que jamais, et c’est une chance fantastique. Alors quelle est la place du croquis? L’intérêt reste qu’il encourage au plus long moment de pause. Il nécessite une certaine concentration et une meilleure observation des détails de la Nature de chaque chose ; l’apprentissage s’intègre finalement de façon durable. »

« Deux mois plus tard, au moment où j’écris ce texte, mes croquis me rapportent à des moments précis du voyage, à des souvenirs vivides dans mon esprit : parfois à des logiques architectoniques uniques, parfois simplement à des moments heureux avec un groupe de voyageurs étudiants/enseignements fantastiques. » Émile Goyer étudiant au baccalauréat en Architecture à l’Université de Montréal.

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